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Quelles sont les principales erreurs à éviter lors de la pose d'une fenêtre ?

Lors de la mise en œuvre de nouvelles menuiseries, il y a plusieurs points de vigilance à prendre en compte impérativement, faute de quoi on s’expose à des dysfonctionnements importants du bâtiment (entrées d’air parasites, difficultés à chauffer ou refroidir la construction, dysfonctionnement du système de ventilation…), voire à des dommages au bâtiment (fuites d’eau, moisissures…).

Les principales erreurs résident dans le mauvais choix du produit de calfeutrement et de ses performances, mais aussi dans la façon de poser sans respecter les règles de l’art.

Points importants et règles de base pour le calfeutrement dans la mise en œuvre des menuiseries :

Réception du support et contrôle des dimensions

Avant tout, il est indispensable de rappeler l’importance de la réception des supports. Elle est de la responsabilité de l’entreprise qui installe les menuiseries, qui doit donc vérifier la conformité des supports par rapport aux règles de l’art, définies dans le NF DTU36.5 :

  • Tolérance verticale
  • Etat du support
  • Tolérance horizontale
  • Largeur de la baie.

La vérification des dimensions de la baie par rapport aux dimensions de la menuiserie est essentielle, afin de s’assurer de leur conformité aux tolérances de pose. En effet, des joints sous-dimensionnés ou surdimensionnés peuvent entraîner des poses défectueuses du calfeutrement. Si le support est hors tolérances, il faut le reprendre avant de poser les menuiseries, par exemple le ragréer avec une bande de redressement au mortier.

Étanchéité à l’eau

Il faut s’assurer que le calfeutrement utilisé est conforme aux exigences des règles et normes en vigueur.

Par exemple, pour un joint de menuiserie extérieure traité avec une mousse imprégnée, il faut au minimum un produit de Classe 1 d’étanchéité à la pluie battante, donc résistant à 600Pa selon la norme EN1027.

Étanchéité à l’air

Elle doit être au minimum aussi performante que celle de la menuiserie.

Perméabilité à la vapeur d’eau

Parallèlement à ces 3 critères, il est important de vérifier, qu’en fonction de la méthode de pose et de la nature de la menuiserie, s’il y a risque ou non de condensation dans le joint (cest-à-dire dans le vide entre la menuiserie et le gros-œuvre).

Il existe pour cela des calfeutrements perméables à la vapeur d’eau qui favorisent la gestion de la vapeur d’eau, afin de l’évacuer vers l’extérieur, pour éviter toute condensation dans le joint. Pour que la vapeur d'eau puisse migrer vers l’extérieur, à travers un joint de calfeutrement, sans y condenser, il faut que la résistance à la diffusion de vapeur (désignée par la valeur Sd = épaisseur de la lame d’air équivalente à la diffusion) du ou des matériau(x) constituant ce calfeutrement soient plus élevée côté intérieur que côté extérieur. Ainsi, la vapeur d’eau ne reste pas confinée dans le joint, mais peut en sortir facilement.

L’important est donc, en règle générale, de mettre en œuvre côté intérieur (chaud et humide) des matériaux ayant un Sd plus élevé et ensuite des matériaux de Sd de plus en plus faible en allant vers l’extérieur.

Lorsqu’on a recours à un calfeutrement mono-produit, par exemple une mousse imprégnée multi-fonctions, cette dernière doit avoir soit un Sd variable, plus élevé côté intérieur du bâtiment (comme la face blanche du illbruck TP650 ou du TP651), soit une surépaisseur côté intérieur pour assurer ce gradient de résistance à la diffusion par une compression plus élevée côté intérieur (comme illbruck TP652).

Isolation thermique

Dans le joint, il faut s’assurer qu’il n’y a pas de risque de pont thermique entre la menuiserie et le gros-œuvre. Le produit de calfeutrement doit donc être appliqué de façon à assurer une continuité d’isolation thermique entre le support et la menuiserie, mais il doit aussi avoir une propriété intrinsèque d’isolation thermique. Cette propriété se mesure par la conductivité thermique (λ) ; propre à chaque matériau, elle indique la quantité de chaleur qui se propage par conduction thermique en 1 seconde, à travers 1 m² d'un matériau, épais d'un 1 m, lorsque la différence de température entre les deux faces est de 1°K.

Pour un calfeutrement efficace thermiquement, on cherchera donc des matériaux présentant le plus petit λ possible : par exemple, une mousse imprégnée sera plus efficace qu’un mastic ; elle sera elle-même d’autant plus isolante qu’elle sera plus large et plus épaisse.

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